Accès

Fiscalité du Meublé au Réel : Le guide des Déficits et Amortissements

Déficits et amortissements : optimisez votre fiscalité en meublé (LMNP/LMP)

Les déficits reportables et les amortissements excédentaires sont deux mécanismes comptables distincts. Bien qu'ils puissent coexister pour un même investissement, leur fonctionnement et leurs règles de report diffèrent.

1. Les déficits reportables

Un déficit apparaît lorsque, sur un exercice donné, le résultat est négatif (les charges décaissables sont supérieures aux loyers).

2. Les amortissements excédentaires

L'amortissement correspond à l'usure théorique du bâti et du mobilier. Contrairement aux charges classiques, l'amortissement ne peut pas créer ou aggraver un déficit fiscal.

En résumé : Ces deux indicateurs sont bien distincts. Le déficit est lié à un flux de trésorerie négatif (charges > revenus), tandis que l'amortissement excédentaire est une réserve comptable de 'charges non décaissées' qui permet de gommer vos bénéfices futurs indéfiniment.

Ordre d'imputation des déficits et amortissements

En cas de résultat comptable positif, vous avez la possibilité de réduire votre base imposable en utilisant vos amortissements excédentaires des années précédentes et/ou vos déficits reportables antérieurs. Cependant, cette déduction doit impérativement respecter un ordre d'imputation légal.

Pour déterminer votre résultat fiscal, vous devez déduire les éléments dans l'ordre suivant :

  1. Les charges de l'exercice : (frais courants, taxes, intérêts d'emprunt).
  2. L'amortissement de l'année en cours : pour ramener le résultat à zéro.
  3. Les amortissements excédentaires (antérieurs) : pour consommer le bénéfice restant.
  4. Les déficits reportables (antérieurs) : si un bénéfice subsiste après les étapes précédentes.

👉 Je détaille précisément cet ordre d'imputation et ses subtilités dans la vidéo ci-dessous :

Mentions Légales
Conditions générales
Protection des données